Une fille à la Vanille

Mais toi tu penses quoi ? Tu dis rien...

26 avril 2015

Fleur et poignard

A couteaux tirés.
Quand l'orage gronde, tu brilles. En attendant je vis dans le noir.
Putain d'émotions incompréhensibles. Je frémis et pleures pour le moindre rayon de soleil dans la pupille d'un passant, les fleurs, les odeurs, un situation de vie que j'envie, tout me pince, me remue, me secoue. Et quand tu poses ton bras autour de moi, que tu embrasses mes cheveux, je ressens rien, absolument rien, pourquoi.

Craché à 19:13 - 0 pas en avant

10 février 2015

L'un et l'autre

J'aime pas ta bite, j'aime pas l'odeur de ta bite sur mes doigts, j'aime pas ton haleine, j'aime pas le fait que n'aimes pas le café, le vin et la cigarette, j'aime pas tes formes et le grain de ta peau, j'aime pas que tu te douches après l'amour, j'aime pas ne pas te sentir jouir, ne pas t'entendre jouir, ne pas te faire jouir vite.


J'aime ton sexe, j'aime le goût de ton sexe dans ma bouche, j'aime quand tu me lèches sans retenue, j'aime ton corps sec, j'aime ta peau douce, j'aime la cafetière que tu m'as laissé pour t'excuser et l'odeur du café qui me réveille chaque matin, j'aime tes mots, j'aime tes soupirs, tes tremblements, les frissons de ton corps et tes bras qui me serrent fort à m'en faire mal, j'aime que tu aimes la vie, les gens et la musique passionnément, j'aime que tu m'aimes et je ne veux pas que ça s'arrête.

 

Craché à 09:18 - 0 pas en avant

09 février 2015

Je me souviens quand nous buvions de quoi arrondir le monde...

"L'homme, c'est l'indispensable bancal".

L'avant, l'amant, il était possessif. Et je prenais sa jalousie pour de l'amour.
Lui il est libre et inconscient. J'ai cru que ça voulait dire qu'il ne m'aimait pas.

J'écoute Fauve et ça ne me fait plus mal, une douleur en a chassé une autre. C'est déjà ça.

Les hommes, je m'enivre de leur jus jusqu'à la folie. Le désir de l'autre me fait sentir en vie. Envie, c'est une faim insatiable, impossible à engorger.
Et pourtant, j'ai une miette de mon coeur dans la gorge qui m'étouffe.

 

Craché à 11:32 - 0 pas en avant

08 février 2015

Dans la vie on ne peut accepter que l'amour que l'on croit mériter

En me regardant ce matin, j'ai éprouvé la catastrophe du sentiment.
Que faire maintenant que nous sommes touchés par la morosité des amants, quand plus rien ne se passe en dehors du lit ?

Alors il faut travailler chaque jour, relever ses manches face au miroir, pour que, par étapes, "être seule en présence de" soit possible.
Puis "seule en l'absence de".


"La tristesse au sortir des rapports sexuels intimes, celle-là nous est familière.
Oui, celle-là nous savons y faire front"
Oh les beaux jours, Beckett.

 

Craché à 09:11 - 0 pas en avant

07 février 2015

La capacité d'être seul(e)

Il appelle toujours deux fois. La première fois dans l'urgence de la communication, pour la rencontre immédiate des voix, des informations. L'échange incalculé. L'arrivée sur le répondeur n'a pas été anticipée, envisagée, elle déboussole, il coupe et rappelle. Une minute après.
Seconde chance offerte à son destinataire de répondre, d'entendre enfin son téléphone, de se mettre en mouvement, d'attraper la sonnerie avant qu'elle ne cesse. Le temps d'attente est utilisé pour se préparer au message, quand le répondeur s'enclenche, il est prêt. Le ton est posé, le propos clair. Il me parle.
J'aime ça chez lui, c'est pourquoi que je n'ose plus l'appeler, par peur de mal tomber, qu'il décroche toutefois mais sans intention de communiquer, ses pensées toutes tournées vers d'autres personnes. Dans ces cas là j'ai l'impression d'entendre l'écho de ma propre voix, qui me renvoie à ma solitude.

 

"Il faut être deux pour être seul"
Donald W.Winnicott

Craché à 09:14 - 0 pas en avant

23 août 2014

Perdre la bile

Tu jalouses l'insouciance, la jeunesse, la beauté, l'insoutenable légerété de l'être comme dirait l'autre.
L'Autre. Depuis qu'il est parti tu respires mieux, depuis que le poison s'apaise, ta brulure - celle qui te tordait les boyaux, qui allumait le feu de ton âme, le feu de ton ventre - s'éteint peu à peu. Alors tu respires mieux j'ai dit, en tout cas tu fais ce que tu peux. Le spleen te suit toujours en gardant ses distances, il ne colle plus à tes pas, il colle à ton ombre. Tu arrives à feindre de l'ignorer mais tu vois bien dans les yeux de certains qu'ils se détournent de toi. Tu retrouves l'amie, l'incertaine. Rectification, tu retrouves l'absence de celle qui se dit à tes côtés. Tu ne comprends pas mais tu ne cherches pas, tu continues d'avancer sur ton chemin, tu croises des bras, des peaux, des poils, des odeurs, des cheveux, des mots, ça laisse des traces, ça s'efface...

C'est la fin de l'été, tu retrouves la ville qui te connait le moins et que tu connais le mieux.

 

Craché à 15:04 - 0 pas en avant

02 janvier 2014

La nouvelle année commence seule sur la route, dans la tempète, je sens le sexe une fois encore. MD, LSD, coke, y a que la tendresse pour tenter d'éponger mon coeur qui se noit. Je ferme les yeux sur des hommes qui m'indiffèrent et je suce leurs gestes jusqu'à la moelle, je me nouris de leurs attentions. Ennui de la nuit, j'espère revivre les émotions de 2013, le coup de foudre, la passion, la douleur, la souffrance, l'échec, la déception, l'euphorie, le plaisir. L'année s'annonce grise et molle, j'aimerai bien dormir jusqu'à celle d'après.

Craché à 13:46 - 0 pas en avant

17 novembre 2013

C'est primaire l'émotion qui m'habite c'est le vide de tes mains sur moi que je remplace par des pincements et ma langue sur les traces salées, je goûte, je trompe, j'me trompe sur les gens, il fait nuit à midi le ciné ne m'attire plus devenu inutile, tout comme entrechoquer nos verres de whisky. Quel gachis.

Toi, moi, le rhum, Paris, les nuits, la musique, le vent dans mes cheveux, les souvenirs c'est fini, y a même pas de nostalgie dans tout ça, juste la déception l'amertume la frustration de ne pas avoir réussi à te tirer une seule excuse, une explication. Un mot qui me fasse douter, que l'on vit mieux sans se connaître. C'est humiliant de se rendre compte de ce que je loupe par comparaison avec leurs images de papier glacé, chercher la moins absente des ressemblances.

Alors c'est givrées qu'elle et moi on a filé de l'autre côté de la frontière avec ce fou, j'ai cru que c'était vivre jusqu'à ce que j'eusse peur de mourir, et j'ai perdu encore mon calme, incapable. J'garde pas le contrôle quand la haine monte c'est les larmes qui traînent, je mets des gifles ratées et l'autre me parle de sa lèvre fendue et de sa dent pétée, j'suis à deux doigts de la perdre la tête quand j'mélange la réalité tu vois, j'me perds. Mais de l'autre je suis fière d'avoir su saisir un bout de destin, une décision c'est presque rien, fragile car face à toi je n'ai aucun courage, mais 218km suffisent. Pas sure d'avoir envie de revenir à l'ennui rassurant de la stabilité, les brulures acides de mon ventre me tordent mais je continue d'avancer, j'sais pas, je tends ma main en aveugle on verra bien.

On verra bien demain.

Craché à 20:51 - 0 pas en avant

20 octobre 2013

Il est un amour de ces causes perdues, que l'on gagne à coups d'obstination.

Craché à 18:53 - 0 pas en avant

15 octobre 2013

De retour dans les salles obscures

Pour oublier que dehors, j'erre.

Craché à 22:16 - 0 pas en avant