Une fille à la Vanille

Mais toi tu penses quoi ? Tu dis rien...

10 avril 2009

Bouffer la vipère cracher la vérité, sans le venin se faire tatouer, l'aimer. Rêver de bleu immense, m'arracher un cri les mains dans les cheveux, les cuisses enflammées, percussions endiablées et musiques éclect-riques. Presser fort des deux mains sur la fissure, brûlante, les ongles qui ne savent que griffer, s'accrocher, raccrocher un sourire au lèvre.
Parler, Hablar, ou tout ce qu'on voudra. Lui raconter la fille l'amour, les peurs, et le Monstre sans un mot. Raccourcir les phrases. Partir.

Loin loin dans sa tête repeindre les montagnes, 

Craché à 22:37 - 26 pas en avant

06 mars 2009

J'vais renouer avec les trains, reprendre ces yeux qui filent. Dériver sur les rails et revoir ma trouvaille. Me laisser accrocher un sourire jusque là. La mitrailler des yeux.

Ma jolie est toujours la plus belle. Toujours plus belle.

Bientôt les cerfs volants. On croise nos doigts pour qu'ils traversent les Océans..

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21 février 2009

Hablar

Fouiller en soi et être satisfaite de ses introspections, médicalisées. C'est assez effrayant. Comme un coup de bistouri entre les omoplates. Et continuer de courir après la stabilité de la mer quand elle chante. Tifenn. Construire une maison, faire tenir les murs sur des mensonges de silence. Entasser, charger la mule pour partir en montagne.
Graver des étoiles, justifier l'amour. Écouter l'autre qui a peur, se dire que soi on aimerait bien des fois. Changer les rôles, se poser moins de questions. En 3 ans rien n'a changé pourtant on aimerait rattraper les mots déplacés, améliorer sa répartie, baisser sa garde, se laisser embrasser. Encore une fois.
À trop vibrer on se fissure.

On devrait pas laisser des gamines se prendre pour leur psy. Qui s'occupera à son tour de ce médecin qui ne peut rien dire, et doit tout encaisser ? Qui rassurera sa propre enfant, celle qui se cache dans un coin de notre bide, terrorisée. Être mère avant l'heure.

Les voyages forment la jeunesse. Prendre deux minots en stop et se laisser apprendre la vie.
Savoir se tempérer, accepter le calme pour mieux vivre la tempête. Voir les gens qu'on aime, simplement, sans discours, qui nous regarde avec chaleur. Les yeux sourient et se comprennent.
La tenir dans ses bras et voir sa vie défiler.
La peur de partir, ou plutôt de revenir et d'avoir tout perdu. Réveiller le vent qui nous a porté, apporté tant de sel et de parfums. Attendre l'autre. Oublier. Parler. Écrire. Danser. Rire. Vivre. Apprendre à vivre, jusqu'à la fin. Apprendre toujours, bouffer la vie qui nous entoure en ouvrant grands ses yeux, ses bras, son coeur.

Dire merci.

Maladroitement.   

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30 décembre 2008

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ADÉQUATION DES CORPS

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26 décembre 2008

On aurait pu nous aussi

Faire le tour de l'arbre crevé, aniser les sourires ou d'venir timbrées comme on veut on aurait pu.
Brûler. Je brûle mes joues s'enflamment j'attise la flamme dans le bleu glacial de tes yeux et nous ?
Etendre les bras jusqu'au ciel, te faire tourner lire les petits poings dans les cheveux et inventer une suite à la nuit d'été. Distendre nos petites vies trouées filer le coton de tes cheveux bouclés le noir le brun tout ça mêlé dans la cuillère.

Pinçer son nez.

Compter jusqu'à trois pour que tu m'ouvres la porte, sinon je repars. Dans la nuit noire.
Bonsoir.

Pleins de baisers de ton cou jusqu'au bas de ton dos je te dévore et je te serre, très fort (...)

Je soufflerais
dans ton oreille
pour que tu me frappe
de tes petits poings,
rageurs.
Ouvre moi les yeux
que je m'installe
dans ton coeur,
mon amour. 

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14 décembre 2008

Désert, des grands airs

Pas de recul après la détonation le pistolet serré en main tous ses os ont tremblé les dents qui crissent un gout de sang dans la bouche la langue anesthésiée pas d'empreinte ça fait longtemps qu'elle a jeté son manteau dans la fosse des souvenirs. On la croit froide mais elle est pire que ça elle vous glace de son sourire givré

Craché à 19:42 - 6 pas en avant

06 décembre 2008

Pendant un temps j'ai eu une liste de titres en tête. Ces phrases lues, entendues, qui résonnent dans les têtes sitôt prononcées. On se les répète pour qu'elles ne partent pas trop vite. On les notera sur un coin de table, de nappe ou dans le portable pour les retenir un peu. Et finalement elles disparaitront, comme le reste. Mais en laissant ce gout amer, cette déception de l'inachevé.
Avoir touché du doigt une vérité sans la comprendre.

Craché à 15:51 - 7 pas en avant

08 octobre 2008

Le bison c'est une métaphore

Les marins sont tous morts je n'écris pas pour vous (...)

Juste, allez lire ça.

En attendant je tire sur les extrémités pour déclencher la bombe et je m'étonne de la douceur avec laquelle la vie me frôle quand je caresse la pluie, incessante régularité rassurante comme tes cheveux bouclés. La taille fine et la peau douce sont toujours à mes côtés, silencieux. Ces facettes amputées, défigurées juste sous le nez, un trou béant d'où le silence se déchire, assourdissant. On fait rouler les dés dans l'herbe pour prouver qu'ils ne sont pas pipés, car mes côtés se taisent et qu'il n'y comprend rien. Il est le seul qui ne demande pas qui ne force pas ma porte avec ce passe qu'est soi disant l'amour. Ses yeux se contentent de se fendre dans un croissant de lune pour éclairer un peu plus nos nuits. J'ai enfin quelque chose de beau qui pousse dans mon ventre meurtrier, un peu de lui un peu de moi qui pulse comme du sang, de mes tempes à mon sexe ça galope dans mes artères(...)

Je reviendrais quand les choses changeront, rien ne presse.

Craché à 09:03 - 9 pas en avant

18 août 2008

Papier-Cartons et Tourbillons.

13/08 J'perds le fil entre les lignes j'oublie le jour et l'heure et puis les autres flou le soleil les riens, rien qu'un sourire à peine les étoiles filantes peinent, à me faire lever les yeux j'ai l'impression de regarder passer la vie comme la fuite d'un train, les bras ballants impuissante. Même pas un geste pour le retenir, ou juste rêver de partir. Non. Inventer des câbles et des poulies qui tendraient la corde de l'arc comme des lèvres asséchées par le sel un corps sans cesse fatigué à bord du train je regarde défiler les millions de détails empilés l'ampleur de la tache suffi à me décourager. Peut être le temps me rendra à l'espoir et aux rêves invisibles ce qui ne veut pas dire qu'ils n'existent pas bien sur. Il faudra peut être m'attacher les oreilles pour la chasse aux renards et viendra la moment où on jettera des pétards pour faire hurler les loups sous les fausses chaleurs des coeurs, moralisateurs. Radiateur. Tracteur etc etc en e-u-r.
La Rochelle comme un point -virgule- qui accroche musicale l'amie qu'on sait fidèle à la chanson du vieux, ouai toujours le même faut bien passer le temps alors on inventera des amours entre deux étrangers pour un sourire carnassier. Offert entre autre par la langue de vipère, pour leurs rires insouciants je pillerais leurs fortunes qui s'étalent identiques, et huileuses ! Hurleuses et écœurantes entre deux taches de rouge se poser les vraies questions pour en inventer les réponses remuer le poisson dans un bocal rond avec une cuillère en bois, fardeau de celles qui en deviennent zinzin. À croire que Portishead a été créé spécialement pour les retours de vacances seule dans un train avec dans la tête un enfant aux yeux bien d'trop bleus qui dort contre notre sein, froid. Du théâtre ! De la tragédie même mes amis alors que les taureaux dansent l'hiver s'installe comme le passage annonciateur de la faux un malheur imaginaire qui tarde à venir pour faire enrager les bœufs. Encore encore des mots à faire baver le stylo sourd, la pression monter le son plus vite le train le bruit des rails grognements dans la poitrine réveiller le lion en cage croire que les petits moutons qui gênent ma respiration se feront bouffer dans la précipitation plisser les yeux sur le pianiste. Mise au point putain d'été et tes passions désarmantes tu laisses les vagues te dévorer crier de joie avaler des mètres cubes de larmes salées, de larmes d'noyé. Tu m'laisses gratter les croûtes et les couches d'oignons, pleurer aussi au dessus de la sauce, bien liée, aussi bien que maman à son chagrin. 13 lunes dans une année, chacun sa merde au déjeuner. Découvrir que si l'amie nous aime encore pourquoi les mains tendues ne touchent elles que du vide revoir l'amoureux et se dire que sa peau est bien plus douce que celle de la plus jolie fille qu'on ai connu mais qu'étrangement on ne veut pas le savoir, on n'veut pas y croire car seulement faire ces gestes c'est vivre un peu. Ou croire qu'on existe c'est le prouver à chaque seconde. L'envie de baisser les bras rien qu'à cette idée c'est d'la putain de facilité comme ces lignes d'impression sur des grands yeux déjà fardés d'une gamine de 12 ans qui regarde courir le stylo si tu savais poupée, le froid dans la poitrine qui ne veut pas lâcher prise malgré le soleil violent, massage cardiaque, 45 minutes, le monsieur n'y réchappera pas crois moi.
Il est mort.

Et elle me manque.

Craché dans le train. Le cul entre deux sièges. Pour elle, milles excuses traduction : mal de mer.
Demain tout ira bien.

Everything's gonna be all right..

. 

En fait je crois que je vous dois plus de détails, au moins un point.
Lui. Et moi. On s'aime.

C'est pas grand chose mais putain qu'est ce que ça me rend heureuse. C'est pas grand chose, pour les autres.
Juste un banal caillou dans une chaussure, un caillou de plus, parmi des milliers de chaussures.
      
Mais à chaque pas ça dévie un peu ma route avec l'innocence des premières fois, celle qui gonfle, qui fait dévaler la pente en tournant jusqu'au lac où pêchent une bande de mecs à croquer du bonheur. Une bière à la main et la tête qui tourne devant les enceintes la sueur qui coule le long de nos dos et grondent les gorges viriles sur les basses défoncées. Il y a de l'inversion, dans mes mots le sol et le plafond [...]   

31/08 Et les perles de mots se sont enfilées dans ma tête sans daigner s'attarder ici, depuis. L'eau a coulé sous les ponts, les petits ponts, les vieux ponts, qui laissent passer les canoés. Les faux ponts comme des mains tendues, dans le dos. Pan ! Les ponts brûlants du Cantal.
J'veux pas rentrer, j'suis pas rentrée. Je ne rentrerais jamais dans ma tête carrée,
ça passera pas.


La cuite dans les chaussettes et les mots bien trop naïfs. Oui j'y vais, j'y vais je sais que le train ne m'attendra pas je me dépêche je lace mes lacets et dans un souffle, je disparais.

To be continued. Or not.

Craché à 10:05 - 20 pas en avant

02 août 2008

Tant pis, Tempête.

Dégoût sans couleur

La pluie lavera le sol, peut être.

Sous les coups de l'horloge, l'enfant disparaitra.

J'espère vous savoir, sourires. Belles vacances à tous.

Craché à 16:23 - 8 pas en avant



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