22 janvier 2012
La fille qui n'aimait plus les hommes
" Tiens c'est marrant, finalement après 2 mois de tergiversions c'est aujourd'hui que je me suis décidée à nettoyer la terrasse. Je crois qu'il se passe un truc, je le sens, il y a une page qui se tourne. Je crois qu'en fait, inconsciemment, débroussailler dehors, nettoyer les feuilles, réparer la machine à laver, changer mon essuie-glace arrière et déboucher la douche, j'associai tout ça à mon ex. Non pas que j'ai envie qu'il revienne mais ce sont des choses que j'ai toujours faites à deux, voire, juste pas faites du tout, tant qu'à faire. Alors j'ai cru que maintenant il me faudrait quelqu'un pour m'aider, j'ai cru que je ne supporterai pas d'être seule, j'ai cru qu'il faudrait que je remette un mec dans mon lit rapidement, j'ai cru que je ne pourrai pas me reprendre en main. Good news, je me trompais. C'est marrant les choses des fois, je t'en ai parlé dans un mail il y a pas longtemps (de la terrasse, pas de mon ex) et puis il a fallut d'un mec totalement nase dans mon lit pour me rendre compte de tout ça. Un-plan-cul-même-pas-bon-coup qui voulait s'incruster pour une deuxième nuit consécutive, et pour la première fois depuis, pour la première fois tout court, j'ai refusé pour la simple et bonne raison que je préférai être seule. Je PRÉFÉRAI être seule, c'est cool non ? C'est un choix, c'est voulu, c'est assumé et ça me fait du bien. Alors j'arrête de faire tout ce que veulent les autres et je pense un peu à moi. J'ai plus envie de donner, hum que c'est kiffant d'être égoïste. Bon pour tout t'avouer pour l'instant la terrasse n'est qu'à moitié débroussaillée, j'ai mis du dekstop dans la douche parce que la grille d'évacuation est scellée et faut que j'appelle un réparateur parce que j'y connais rien en machine à laver, mais bref, c'est l'intention qui compte, et le déclic. Ça fait plus de 3 ans que je n'ai pas été seule, ça m'a terrorisé et paralysé de passer le cap mais ça pourtant je l'ai choisi et je l'assume. Pourquoi je te raconte ça au fait ? Ah oui c'est vrai, la terrasse.
15 janvier 2012
Les mots vont être durs à retrouver, dans toute cette agitation.
Une épopée parisienne, des retrouvailles, énormément de retrouvailles. C'est important cette notion de passé. Des découvertes aussi et cette certitude d'aimer la vie, de l'aimer dans toute sa rondeur et son amplitude, globalement et passionnément. Comme on apprécie les clémentines.
Il y a eu le froid et l'attente, puis l'ivresse et la danse. Tout ça je l'ai fixé dans ma p'tite boite, fermer un œil, saisir l'instant. Clic. Plus rien. Il y a eu trop de discours et la déception. Énorme. Trop de gens qui ne savent pas écouter, qui écoutent mal. Trop de gens à qui j'aimerai dire. Trop de choses à dire tout simplement.
Et puis le retour du soleil et la Jolie en Bretagne. Le vin, la vie et la cigarette. L'excès de vivre a calmé la rage, les principes à la porte et on verra demain.
On verra demain.
28 décembre 2011
Trier des cailloux
Hé petite, pose toi un peu, pause toi. Fais un point. Ouai voilà
comme ça, avec tes mains. Tu les poses, paumes contre terre, t'es pas paumée
crois-moi. D'où je suis je peux te le dire, t'avances bien, sans trop m'avancer
je peux même dire que tu m'emplie de fierté.
Regarde
comment ça brille dehors ! Et la chaleur qui irradie les veines, réveille les cellules
endormies. Quand je te vois ça gonfle, ça gonfle comme un ballon, c'est chaud
c'est vivant c'est grand dans mon ventre. L'amour musical et les amitiés
Immenses
Y a pas de nostalgie possible sinon ça voudrait dire que tout ça appartient au passé j'reste persuadée qu'on en pas fini, qu’on n’est pas sur un autre chemin. T'as été le point de départ de pas mal de choses. Et même un caillou dans la chaussure n'a pu nous ralentir.
Ca swing
croit moi ça vaut le coup de danser, je te dis pas ça pour déconner. J'raconte un peu n'importe quoi, tu vois. Tout ça tu le sais déjà. Mais je parle pour toutes celles que j'aime, que j'ai revues récemment ou qui pensent à moi.
J'dis des conneries, parce que l'ivresse est là, alors je note et j'anticipe
le coup de blues de demain.
En attendant,
tout va bien.
"Tu rentres quand, où dont tu pars, et puis tu vas où ? Dis moi c'est quand qu'on va pouvoir, trier des cailloux"
"Je cours après le temps, jamais ne le rattrape, je le prends de temps en temps, mais souvent il m'échappe. Alors je cours tout le temps et tu vois j'en oublie, de m'assoir un instant et puis de faire le tri"...
19 décembre 2011
Okay, okay, je le reconnais : vous aviez raison.
Je me suis plantée.
J'allais dans le mur. Mais j'avais besoin de me le prendre, vous comprenez ? D'en faire l'expérience par moi-même, une bonne désillusion pour en tirer les enseignements : je ne sais pas aimer les hommes. Voilà, voilà, des petites choses comme ça que je préférai comprendre seule, parce que venant des autres, c'est un peu vexant quand même.
Mais à part ça, j'vais bien merci.
13 décembre 2011
Palpitations
Ouvrir un œil. Puis l'autre. Sauter du lit, courir, courir, courir. Courir pour ne pas geler sur place, boire un verre et serrer dans mes bras ces femmes éphémères. Leur dire je t'aime. Tendre une main, timidement. Fixer le plafond, faire la mise au point sur le blanc, que tu m'as laissé, immense. Remplir tout ça, manger, manger et manger encore, remplissez moi, vous, hommes de passage. Je vous aime de ne rien me demander en échange. Je veux juste un peu de lumière dans ce brouillard, vos yeux qui brillent, éclairez-moi. Je suis perdue mais je me soigne.
Je souri un peu, je ne sais pas pour combien de temps. Ou bien pour qui. Pour moi, pour moi c'est déjà pas mal.
11 décembre 2011
La vie rêvée
Je ne peux plus continuer comme ça, viens me chercher. Pourquoi je foire les choses qui sont tellement naturelles chez les autres ? J'ai trouvé le meilleur binôme qui soit pour cette soirée, on a bien creusé notre trou à deux, y avait plus qu'à s'y coucher. Ce que j'ai fais en rentrant totalement saoule en caisse. J'y ai pensé, ouai. Lui a enfin répondu, à un simple ça va, excluant tout le reste. Sans doute suis-je trop frontale, presque agressive, pour laisser la place à la moindre réponse. Inverser les rôles pour exclure toute possibilité de m'atteindre. Il fait un effort pourtant, m'ouvre des petites portes, doucement. Mais je rame tellement. J'ai loupé l'occasion de me taire et de me faire un ami, voire deux. Dans ma course à la con, qui me fait tout rater. Je rentre bredouille et fatiguée. Again. Sérieusement, est ce que la surprise existe encore ? L'instant que je n'aurai pas planifié, provoqué, mis en scène, celui qui viendra me prendre la main. Combien de fois je suis venue ici pour écrire ça, franchement, je met trop d'espoirs dans tout, dans mes soirées, dans mes rencontres, dans ma vie en générale.
10 décembre 2011
L'insupportable
Silence Radio.
04 décembre 2011
J'ai douté des détails, jamais du don des nues
Ascenseur émotionnel.
Faire l'amour avec la différence, mais dans l'indifférence. Chercher à rapprocher des corps que les esprits opposent. Trouver l'amour beau, chez les autres. Me sentir nulle, face à lui. Sa patience, désarmante et la bonté, bordel. Noir désir en boucle. Oublier le temps d'une journée que je coure après du vent. C'est ce que je voulais, je crois. J'sais plus.
Me sentir belle et désirée.
Laide et repoussée.
La même chose au final. Toujours question d'ego.
Mais faire confiance et des concessions, accepter une main tendue et regarder quelqu'un dans le fond des yeux. Impossible.
Il est encore trop tôt.
Pourquoi personne ne veut jouer avec moi ?
EGO
03 décembre 2011
I'm crazy
Reprendre confiance. Donner un coup de pied dans la fourmilière qu'est la vie. Envie de faire des bêtises. Le dire en souriant, être encore une enfant. J’envoie des messages à n'en plus pouvoir. Accumuler l'attente. Me donner des prétextes pour ne pas dormir.
Suis euphorique. Pourtant il pleut.
Des bêtises j'en fais pleins, et j'adore ça.
