Une fille à la Vanille

Mais toi tu penses quoi ? Tu dis rien...

      17 novembre 2013

      C'est primaire l'émotion qui m'habite c'est le vide de tes mains sur moi que je remplace par des pincements et ma langue sur les traces salées, je goûte, je trompe, j'me trompe sur les gens, il fait nuit à midi le ciné ne m'attire plus devenu inutile, tout comme entrechoquer nos verres de whisky. Quel gachis.

      Toi, moi, le rhum, Paris, les nuits, la musique, le vent dans mes cheveux, les souvenirs c'est fini, y a même pas de nostalgie dans tout ça, juste la déception l'amertume la frustration de ne pas avoir réussi à te tirer une seule excuse, une explication. Un mot qui me fasse douter, que l'on vit mieux sans se connaître. C'est humiliant de se rendre compte de ce que je loupe par comparaison avec leurs images de papier glacé, chercher la moins absente des ressemblances.

      Alors c'est givrées qu'elle et moi on a filé de l'autre côté de la frontière avec ce fou, j'ai cru que c'était vivre jusqu'à ce que j'eusse peur de mourir, et j'ai perdu encore mon calme, incapable. J'garde pas le contrôle quand la haine monte c'est les larmes qui traînent, je mets des gifles ratées et l'autre me parle de sa lèvre fendue et de sa dent pétée, j'suis à deux doigts de la perdre la tête quand j'mélange la réalité tu vois, j'me perds. Mais de l'autre je suis fière d'avoir su saisir un bout de destin, une décision c'est presque rien, fragile car face à toi je n'ai aucun courage, mais 218km suffisent. Pas sure d'avoir envie de revenir à l'ennui rassurant de la stabilité, les brulures acides de mon ventre me tordent mais je continue d'avancer, j'sais pas, je tends ma main en aveugle on verra bien.

      On verra bien demain.

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      On avance, on avance..